Candidat du Rassemblement national aux élections municipales de mars 2026 à Annecy, Guillaume Roit-Levêque a organisé une « soirée questions/réponses » jeudi 19 février à Novel. L’Essor Savoyard y a assisté.
Jeudi 19 février 2026, salle Denviolet, quartier de Novel à Annecy. Une vingtaine de personnes, dont beaucoup d’adhérents et sympathisants du Rassemblement national (RN), sont assises autour des tables, face au candidat aux élections municipales, Guillaume Roit-Levêque. Pas de « grands discours », promet le délégué départemental du parti d’extrême droite, venu chercher des « discussions avec des Annéciens ».
Les échanges tournent autour de la circulation, la sécurité, l’éclairage public ou le logement. Le candidat ne retient pas ses coups contre la majorité sortante du maire écologiste François Astorg. « La Mairie, le sécuritaire, ce n’est pas dans son logiciel », tacle-t-il. L’expérimentation de l’extinction de l’éclairage public la nuit ? « C’était complètement absurde ». Quant aux médiateurs de rue, c’est comme « utiliser un pistolet à eau devant des braqueurs ».
Nicolas Krivobok rejoint la liste
Ses adversaires aux municipales en prennent aussi pour leur grade avec leurs projets d’aménagement des Marquisats. « On se baignera en 2047 ! », ironise Guillaume Roit-Levêque. Lui, reprend son leitmotiv des derniers mois contre le projet de nouvelle mosquée avenue de Loverchy, à grand renfort de tracts. « Ce projet de mosquée verra le jour si on ne gagne pas l’élection », avertit-il.
Le candidat a justement convié un nouvel allié, qui est « le seul conseiller municipal qui a voté contre le projet de mosquée »le 29 septembre dernier. « On est raccord », glisse-t-il à propos de l’intéressé, Nicolas Krivobok, qui était 36e sur la liste de Frédérique Lardet en 2020. Ce dernier a quitté Les Républicains (LR) pour l’Union des droites pour la République (UDR), fondée par Eric Ciotti et partenaire du RN. Il confie ne pas avoir digéré l’alliance entre LR et le député « macroniste » Antoine Armand. « J’y allais à reculons. »
Après l’officialisation de ce ralliement, Guillaume Roit-Levêque annonce qu’une « personnalité annécienne reconnue » fait aussi partie de sa liste, déposée en préfecture le 17 février. Il faudra patienter pour la découvrir… En tout cas, le candidat compte bien surfer sur la récente victoire d’Antoine Valentin, devenu le premier député UDR de Haute-Savoie, qu’il attend à son prochain meeting, le 4 mars à la salle des Eaux et Forêts.
« Un moment de bascule »
Dans les rangs du candidat, on espère gagner des points dans les dernières semaines de campagne. Même si Guillaume Roit-Levêque plafonne à 14-15 % dans les sondages réalisés en décembre et janvier. « Antoine Valentin n’avait pas encore gagné, Christiane Laydevant ne nous avait pas encore soutenus et Denis Duperthuy n’avait pas encore rejoint Antoine Armand », relève Clément Quessada, son directeur de campagne, qui voit ce score comme « un socle ».
Un adhérent du RN depuis sept ans, qui a souhaité rester anonyme, pense aussi que son parti est arrivé « à un moment de bascule ». Par rapport à 2020, où Vincent Lecaillon n’avait pas atteint le 2nd tour (8,7 %), « la dynamique est plus forte et Guillaume Roit-Levêque est porté par une vague nationale », estime le sexagénaire d’Annecy-le-Vieux.
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L’incident du vol de parapluies
Au cours de la soirée, un incident a rappelé le climat tendu dans lequel se tiennent ces élections en France depuis la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, frappé par plusieurs individus le 12 février à Lyon ; des faits pour lesquels des hommes appartenant à la mouvance de l’ultragauche sont poursuivis. L’équipe de Guillaume Roit-Levêque a déposé une main courante auprès du commissariat d’Annecy après le vol de parapluies, imputé à deux « antifas » cagoulés, qui ont fait une intrusion éclair dans la salle. « C’est un bon témoignage de ce qu’on subit depuis le début de la campagne », a lancé le candidat RN, qui déplore des « dégradations » dans les lieux où il tient ses réunions publiques.





