Revenue dans la campagne des élections municipales de mars 2026 à Annecy, la question de l’éclairage public nocturne aura marqué la fin du mandat, à la suite d’un fait divers.
Au début de l’année 2025, une agression sexuelle a bousculé la majorité municipale d’Annecy, la poussant à revenir en partie sur l’extinction de l’éclairage public la nuit. L’affaire remonte à la nuit du 17 au 18 janvier, quand une femme de 27 ans a été agressée sexuellement en sortant du bus, dans un quartier où la municipalité éteignait les lampadaires entre 1h et 5h du matin dans le cadre d’une expérimentation lancée en 2022 dans un contexte de transition énergétique et de maîtrise des dépenses.
Le 24 mars suivant en conseil municipal, deux mois après ce fait divers, et suite à une « enquête citoyenne » de 2024, l’exécutif annonce plusieurs adaptations pour « trouver un bon équilibre » entre sobriété et sécurité. La plage horaire d’extinction est ramenée à 2h-5h du matin, et l’éclairage rallumé les vendredis et samedis, autour des ronds-points des grands axes et lors de grands événements. Dans les zones équipées en LED, la baisse de l’intensité de la lumière est désormais systématisée plutôt que l’extinction.
Un enjeu de la campagne
Un an après, le sujet est loin d’être éteint et revient au premier plan pour la campagne des élections municipales de mars 2026. « Une rue non-éclairée, c’est une rue qui par essence est anxiogène et permet aux actes de délinquance de se focaliser dans ces quartiers-là », martèle Guillaume Roit-Levêque, candidat du RN. Son message : il rallumera la nuit.
[…]





